Alors que sous une chaleur de plomb, nous quittions la plage de Saint Raphael, mon regard croisa le sillage d’une femme tirant sa valise, habillée d’un survêtement noir.
Elle traçait sa route parmi les badauds oisifs – en quête d’un but suffisamment important pour que rien ne la distrait.
L’idée de vider le garage de ces pots de peinture murale – largement entamés lors de multiples rénovations, me démotivait au plus haut point.
Heureusement, une chute de bois est devenue ma planche de salut. Avec une morceau de tige filetée en guise de mélangeur et de pinceau , je me lance à composer, avec la batterie de fond de pots , une bataille des plus déchaînée. Croute, pâte, ciselage de la matière, d’un mouvement rageur… Le pavillon noir aura finalement le dernier mot sur le pavillon français.
Et mes pots de peinture ont fini glorieusement leur office dans cette explosion de couleurs dans le pur esprit Bellovaci.fr
L’idée de fêter cet événement par la contribution de mon club peinture m’a dans un premier temps laisser perplexe.
Faut il peindre un vestige intemporel du temps passé ? une église ? l’hotel de ville ?
Finalement, j’ai trouvé une vieille photo de 1900 représentant une des places de la ville. Et à ma grande surprise, la pharmacie de cette place existe toujours. J’avais ma passerelle entre le passé et le monde d’aujourd’hui.
En pleine crise COVID, dans cette place où boucher, spiritueux, porcelaine et bazar des années 1900 ont cédé place aux banques, assurances… la pharmacie, elle, a résisté.
La santé est bien une valeur sure !!!
Alors, dans cette photo d’autant, une petite bulle temporelle au port du Masque Obligatoire trace notre chemin vers ce totem vert au couleur de l’espoir. Le voyage commence.
J’ai la chance d’habiter une petite ville de 3500 habitants.
Depuis 3 ans environ, un nouveau boucher s’est installé dans le nouveau quartier résidentiel. Son crédo, la qualité et le goût selon un savoir faire familiale sur plusieures générations
D’une certaine façon, j’ai voulu rendre hommage à son art et au plaisir que nous procure sa boucherie traditionnelle ‘L Aile ou la Cuisse’ – Maison Weiss.